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De la Belon à la Japonaise

L'huitre plate à travers l'histoire

L'huître plate (Ostrea edulis) est l'espèce endémique de côtes européennes.
Des amas de coquilles d'huîtres on été trouvés dans des grottes datant de la préhistoire. A l'époque de la Grèce antique on attribue à l'huître des vertus aphrodisiaques et dans la Cité, sa coquille plate sert de bulletin de vote. Son élevage date de l'époque des Romains qui l'auraient développé sur les côtes françaises.

Au moyen âge, l'huître est un repas de pauvre pour les populations côtières et est, paradoxalement, appréciée des riches citadins.
Son commerce se développe sous la renaissance et au 17ème siècle, Paris compte près de 2000 bancs d'écaillers. L'huître trouve alors une place d'honneur à la table de Louis XIV et dans les fables de La Fontaine. Après la Révolution et l'abolition de la Gabelle, les marais salants deviennent progressivement des claires, zones de stockage provisoire et d'affinage des huîtres.

Avec le développement du chemin de fer, la diffusion et la consommation du mollusque vont grandissantes.

Apparition de l'ostréiculture moderne

Au 19ème siècle, la sur-exploitation des bancs naturels par la pêche provoque sa disparition sur la quasi totalité du littoral. Elle subsiste sur les côtes bretonnes.
Napoléon III soumet la récolte des huîtres à l'obligation de détention d'une concession sur le domaine publique maritime. Pour reconstituer les stocks, il favorise l'importation et notamment celle d'autres espèces d'huîtres. La production s'organise.
En 1854, Ferdinand De BON chef de service de la Marine et le Naturaliste Victor COSTE expérimentent les premiers systèmes de captage des naissains.
En 1865 un maçon, M. MICHELET, a l'idée de recouvrir les tuiles d'un mélange de chaux et de sable. Il invente la technique du chaulage. La culture de l'huître se propage sur le littoral atlantique. Les cheptels se constituent, l'ostréiculture moderne se structure.

Les grands changements contemporains



L'élevage de l'huître plate se fait principalement en Bretagne où elle prend la dénomination de belon. Une première épizootie l'atteint en 1920 et décime totalement la production qui ne reprendra qu'à la fin des années 40. En pleine expansion au début des années 1960, sa production atteint 30.000 tonnes. Ailleurs sur le littoral français, c'est l'élevage de l'huître creuse "Portugaise" (Crassostrea anguluta) qui prédomine, avec un pic de production a 100.000 tonnes vers 1955.
Le naissain de plates est capté en amont des rivières (Rivière d'Auray, de Crac'h, de Saint Philibert...) sur des tuiles montées en bouquet de dix et chaulées. Les huîtres sont ensuite élevées et affinées en aval sur estran (zone de balancement des marées).
Au sud de la Bretagne, les élevage se concentrent dans le Golfe du Morbihan et les rivières voisines. A la fin des années 1960, Marteilia refringens et Bonamia ostreae, deux épizooties, déciment les élevages en quelques années. Les ostréiculteurs tentent de résister au phénomène en concentrant le captage et l'élevage d'avantage en aval des rivières, puis en eau profonde et au large, en vain, les stocks déclinent.
Les outils de production demeurent, on substitue alors à celui de la belon, l'élevage de l'huître Portugaise déjà présent sur l'ensemble du littoral atlantique. Celle-ci subit à son tour et quasi simultanément une épizootie en 1970 et le cheptel disparait totalement de nos côtes en l'espace de 3 à 4 années.

L'élevage de l'huître Japonaise



N'ayant plus d'alternative et pour sauver l'ensemble de la filière ostréicole, l'importation d'une nouvelle espèce s'impose. Le 25 avril 1971, lors d'une réunion extraordinaire, est décidé l'opération Résur : importation massive d'une huître creuse originaire du Pacifique, l'huître japonaise (Crassostrea gigas). En provenance du Canada, ces huîtres mères mises à l'eau dès l'été 1971, et ce plusieurs années consécutives, permirent la reconstitution rapide des stocks pour atteindre à nouveau 100.000 tonnes en 1980.
Aujourd'hui, cette espèce est élevée sur l'ensemble du littoral, sa production annuelle demeure à environ 70.000 tonnes. La production de belons quant à elle subsiste à 1.500 tonnes.





Huitres et ostréiculture en Bretagne Sud :

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